Benoît Hamon président : y a-t-il un risque de “fronde à l’envers” ? [MAJ]

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Certains députés du PS ont déjà manifesté leur intention de ne pas soutenir Benoît Hamon à la Présidentielle. Si ce dernier est élu, ne risque-t-il pas d’être contré par des frondeurs de centre-gauche ?

Le Monde :

Plusieurs députés vallsistes n’ont pas attendu pour officialiser leur départ, et ont annoncé qu’ils rejoignaient M. Macron.

Le sentiment déclaré de ces élus est celui d’un éloignement idéologique teinté d’une forme de mauvaise foi de la part de l’équipe de Hamon. Alain Calmette, député du Cantal :

Impossible pour moi […] de répondre favorablement à l’appel au rassemblement de celui qui a sapé de l’intérieur le quinquennat de François Hollande.

Marc Goua, député de Maine-et-Loire :

Je n’étais pas toujours d’accord avec le gouvernement mais par discipline j’ai voté toutes les lois. C’est un peu bizarre que les mêmes disent aujourd’hui qu’il faut se plier à la majorité.

Un autre député, dont on ne sait pas s’il va rejoindre Emmanuel Macro et qui est resté anonyme :

J’ai reçu des mails de l’équipe de Hamon dans lesquels ils nous demandent d’être loyaux : ils se foutent de nous ! Ils nous ont pourri la vie pendant cinq ans ! Quel cynisme, on ne peut pas accepter ça.

Bien sûr, il s’agit (pour l’instant ?) de quelques cas isolés. Et ce sont des gens pour qui le grand écart idéologique avec Benoît Hamon est trop important. Mais quid des députés du PS idéologiquement éloignés de Hamon mais qui décideraient malgré tout de jouer le jeu du parti ? Dans l’hypothèse où Benoît Hamon l’emporterait, ces derniers ne risqueraient-ils pas d’être rapidement épuisés par un gouvernement dont ils sont trop éloignés idéologiquement – au point de se retrouver eux-mêmes en état de fronde ?

Ce qu’il se passe aujourd’hui avec le PS est un exemple supplémentaire du fait que parce que l’électeur médian de la primaire n’est pas le même que celui de l’élection général, le candidat issu d’une primaire peut avoir des difficultés à s’imposer ensuite.

[MAJ] Hugues Fourage, député de Vendée et soutien de Manuel Valls :

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