[Grand Format] Vous aussi « aberkanisez » votre CV ! #playItLikeAberkaneTemps de lecture ≈ 8 min.

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Idriss Aberkane fait actuellement la une de la presse. Il est présenté comme un chercheur brillant, CV à l’appui. Sauf que si j’écrivais mon CV comme lui écrit le sien, je serais moi aussi brillantissime.

Peut-être avez-vous eu vent de cet article dans Le Monde ou de la une récente du Point (numéro 2299), à propos d’un “chercheur” en neurosciences supposément brillant, Idriss Aberkane. Le problème ? Ce garçon a outrageusement exagéré son CV, en violant l’esprit des usages scientifiques.

Pour vous montrer en quoi sa démarche est malhonnête, je vais “aberkaniser” mon CV. L’idée est de montrer à quoi ressemblerait mon CV en lui appliquant le même traitement qu’Aberkane applique au sien.

Le problème

Premier point : pourquoi la présentation qu’Aberkane fait de son expérience scientifique est manifestement malhonnête ? Le pot-aux-roses a été levé par Mathieu Leocmach, physicien au CNRS dans cette (longue) publication Facebook. C’est en partant de cette publication (et suite à un échange avec Romain) que l’idée du présent article m’est venue.

Le CV d’Aberkane contre le mien

Faisons maintenant les présentations. Voici le CV d’Idriss Aberkane. Par précaution, j’en ai fait une impression PDF datant du 26 octobre 2016 ; c’est d’ailleurs cette impression PDF qui va me servir de référence.

Ensuite, voici mon propre CV, lui aussi en PDF. Il s’agit de la version la plus récente au moment où je rédige cet article (elle date du 20 août 2016).

Tout le monde n’étant pas rodé dans l’art (parfois subtil) de la lecture de CV académique (surtout lorsqu’ils sont en anglais), voici comment je me présente habituellement face au grand public :

Olivier Simard-Casanova, doctorant au Bureau d’Économie Théorique et Appliqué (BETA) et chargé de cours à l’École des Mines de Nancy.

D’autres chercheurs pourront à mon avis aisément confirmer que je décris correctement ma position actuelle.

Avant de nous intéresser au fond, un petit détour sur la forme de nos deux CV respectifs interpelle : comparez la clarté, l’organisation et la hiérarchisation de mon CV avec celui d’Idriss Aberkane. Cela ne prouve bien évidemment rien, mais on peut se dire que si quelqu’un voulait flouer le public, accumuler des puces dans une liste pour “faire impressionnant” n’est pas la plus idiote des stratégies.

Une version “aberkanisée” de mon propre CV

Maintenant, pour vous montrer la malhonnêteté de la présentation d’Idriss Aberkane, je vais réécrire mon CV de manière similaire à ce que lui a fait avec le sien – et en vous expliquant le ressort que j’utilise pour procéder aux différentes réécritures. Il s’agit bien évidemment d’un exercice pour partie humoristique, néanmoins le genre d’exagération dont il se rend coupable révèle à mon avis un grave manque d’éthique scientifique – car oui, l’honnêteté n’est rien de moins qu’au cœur de la démarche scientifique…

Libérez votre cerveau
Ah oui ! Ce monsieur vend un livre. Est-ce pour cela qu’il en rajoute un tantinet ?

Remarque préalable : je ne prétends pas qu’Idriss Aberkane se rend coupable de toutes les exagérations que je fais plus bas. Même si dans l’esprit, bon…

Principe :

  1. Version correcte
  2. Version exagérée
  3. D’où vient l’exagération ?
Doctorant au BETA
Licence Économie-Sociologie de l'Université de Toulouse 1
Chargé de cours (ATER) à l'École des Mines de Nancy
Séjour de recherche de trois mois à l'Université de Constance (Allemagne)
Ancien chargé de cours à la faculté d'économie et de gestion de Strasbourg
Stagiaire au BETA
École d'été en sciences sociales de l'Université d'Olso

En résumé, voici le avant/après :

  • Avant : Doctorant au Bureau d’Économie Théorique et Appliqué (BETA) et chargé de cours à l’École des Mines de Nancy
  • Après : Doctorant à l’Université de Strasbourg, à l’Université de Lorraine et au CNRS, Diplômé de la Toulouse School of Economics, Chercheur associé à l’Université de Constance, Enseignant-chercheur à Mines Nancy et à l’Université de Lorraine, Enseignant-chercheur à l’Université de Strasbourg, Interne au CNRS, Chercheur associé à l’Université d’Oslo

Franchement, l’après est spectaculaire ! De bon matin, mon ego adore – et probablement les ventes de mon livre-que-je-n’ai-pas-écrit. Sauf que c’est exactement le même CV. Et le même parcours…

Vous aussi, “aberkanisez” votre CV sans peine !

Si vous êtes chercheur ou doctorant et que vous avez envie de vous amuser un peu, n’hésitez pas à “aberkaniser” votre CV – dans les commentaires ici ou ailleurs ! Amusez-vous aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag #playItLikeAberkane, que l’on puisse retrouver vos publications.

Une dernière chose : cela ne vaut pas preuve, mais il y a déjà deux personnes qui rapportent qu’Idriss Aberkane bloque celles et ceux qui auraient tendance à le critiquer sur Twitter : l’utilisateur dont le pseudo est “septique” dans son commentaire du 25 octobre sur l’article du Monde et Léo Grasset (Dirty Biology) sur sa page Facebook. Si cet article tourne un peu, j’ai hâte de voir sa réaction !

MAJ 28 octobre 2016 : quelques modifications de style, une précision sur pourquoi la fraude sur le CV est inacceptable en sciences, j’ai transformé mon passage à l’Université d’Oslo en “chercheur associé” et j’ai explicitement fait référence au fait que je me base sur la version PDF de son CV et non sur son site (qui peut être mis à jour de manière discrète).

MAJ 21 décembre 2016 : quelques modifications de forme pour faire coller l’article au ton de The Signal, un peu différent de celui de Passeur d’Éco. Le titre a également été raccourci.

MAJ 24 décembre 2016 : changement dans la présentation des différents éléments de mon CV, pour améliorer la lisibilité. Quelques changements de forme mineurs.

MAJ 20 janvier 2017 : nouvelle modification (partielle) de la forme de l’article.

18 réponses sur “[Grand Format] Vous aussi « aberkanisez » votre CV ! #playItLikeAberkaneTemps de lecture ≈ 8 min.

  1. Le CV c’est se vendre, décrocher l’entretien pour renchérir.  C’est de la séduction ( à adapter malheureusement parfois à cause des préjugés) Le CV c’est se vendre, décrocher l’entretien pour renchérir.  C’est de la séduction ( à adapter malheureusement parfois à cause des préjugés  en France parfois discriminatoires ) mais la réalité est sur le terrain. mais la réalité est sur le terrain.

    1. Encore une fois comme beaucoup vous confondez les CV qui servent justement aux entretiens d’embauche, ceux que l’on fait pour décrocher un job par exemple et les CV comme celui-ci. Ici, quel est le rôle du CV ? Clairement pas de trouver un job. Il est sur son site internet, et il le répète aux médias, et ce CV entre en jeu dans ce que l’on appelle l’effet d’expert, à savoir qu’il se fait passer pour un expert afin que l’on le croit plus facilement. Il ne s’agit pas juste de trouver un job, il s’agit de vendre des livres et des mensonges à des gens crédule en utilisant le CV comme outil pour faciliter la crédulité. Ce n’est pas un employeur qu’il cherche à tromper pour avoir un taff et vivre mais des millions de gens pour se faire du fric et de la popularité.

      Aussi, il n’est pas prétendant au poste de manager chez Quick ou chez Thales, il se revendique comme CHERCHEUR, et dans la recherche, ce qui est supposé prévaloir, c’est pas la com’ [censuré], c’est la scientificité. Ce n’est pas comparable.

      1. +1. Les règles qui prévalent pour les CV académiques ne sont pas les mêmes que pour un CV standard.

        Ce qui fait la valeur d’un chercheur c’est sa réputation (scientifique), que son CV est justement sensé permettre de mettre en évidence. Quand vous exagérez votre réputation scientifique réelle en mentant sur votre CV (académique), vous ne faites rien de moins que violer le principe même sur lequel la science (comme activité humaine) fonctionne.

        Ce qu’a fait ce monsieur est de nature à le discréditer complètement au sein de la communauté scientifique (ce qui est, d’ailleurs, en train de se faire).

  2. Salut, rien à redire sur cet article, j’avais bien senti la [censuré] au départ et je me suis fait traiter de raciste et jaloux de tous les côtés, mais les masques finissent par tomber. Par contre, du relâchement a eu lieu sur la fin :

    Si vous êtes chercheur ou doctorant et que vous avez envie de vous amusez un peu, -> amuser

    “mais il y a déjà deux personnes qui rapportent qu’Idriss Aberkane bloque celles et ceux qui auraient tendance à le critiquer sur Twitter, septique dans son commentaire du 25 octobre sur l’article du Monde et Léo Grasset (Dirty Biology) sur sa page Facebook.”

    Vous devriez préciser que “septique” est un internaute, j’ai mis du temps à comprendre cette phrase 🙂

      1. Y a pas de quoi, c’est l’intérêt des modèles plus interactifs 😉 Et en effet sans relecture c’est compliqué. Bonne continuation en tout cas !

    1. Bonjour, et merci pour votre commentaire. N’étant pas spécialiste des thèmes qu’il aborde (je fais référence à son ouvrage), je me garderai bien d’en juger moi-même la qualité scientifique. Toutefois, pour avoir discuté (en privé) avec des spécialistes (avérés) en neurosciences, ceux-ci sont plutôt critiques sur ce qu’il dit. Non pas que ça soit forcément “faux”, mais a minima il aurait tendance à dire des choses tellement générales qu’elles en perdent tout intérêt (et la science, ça n’est pas dire des choses générales).

      Maintenant qu’il a fait l’objet d’une polémique médiatique nationale, je pense que de vrais spécialistes en neurosciences vont prendre la parole et dire ce qu’ils en pensent. Il est fort probable que votre question trouve réponse dans les prochaines semaines.

      Voyez toutefois cet article (mais pas issu d’un spécialiste me semble-t-il) : https://medium.com/@tibo/idriss-aberkane-ou-le-danger-de-la-poudre-aux-yeux-b4f8b94ce202#.3opv2fgfz

    2. Bonjour, je ne suis pas un spécialiste en la matière mais j’ai toutefois relevé pas mal de choses qu’il présente comme des vérités scientifique (puisqu’il les affirme en qualité de chercheur et les présente de façon péremptoire), alors qu’elles n’en sont pas. Il faut bien comprendre que le terme de vérité n’a pas la même valeur en sciences que dans la vie courante. Cela signifie que finalement, il aura peut-être raison sur ce dont je vais parler, mais à l’heure actuelle, ni dans ses conférences (et c’est grave), NI MÊME DANS SES TRAVAUX (ou ceux qu’ils citent, ou encore ceux de quiconque dont j’ai connaissance, ce qui est d’autant plus grave), il n’y a quoi que ce soit de solide scientifiquement parlant pour défendre le statut de vérité scientifique de ses affirmations.

      Première [bêtise] qu’il aime répeter, “ce n’est pas à nos cerveaux de s’adapter à nos créations mais l’inverse”. Ca c’est juste une phrase idéologique [censuré], désolé du terme, notre cerveau se fiche pas mal de ses considérations idéologiques, il s’adapte à nos créations dès lors qu’elles font partie de notre environnement, point final, c’est la plasticité cérébrale. S’il veut remettre ce principe en cause, qu’il le fasse, sinon il l’accepte en tant que “neuroscientifique” tant qu’il ne l’a pas réfuté, c’est un consensus dans le domaine.

      Deuxièmement, l’idée que tout le monde pourrait devenir un calculateur prodige. Toutes les recherches dont j’ai connaissance tendent à dire que c’est faux, que déjà à la naissance notre cerveau a des manières spécifiques de fonctionner, et que donc on n’a pas tous le même potentiel (même sans prendre en compte le cas des développements atypiques type dys- et troubles du spectre autistique ou encore trisomie) dans les mêmes domaines etc. Il n’a apporté AUCUNE preuve du contraire, c’est donc du pipo pour le moment.

      Sa formule K(a+b)>k(a)+k(b), il lui fait dire ce qu’il veut selon le contexte, il utilise des illustrations et preuves qui ne sont pas compatibles les unes avec les autres. Mais pour commencer, soit a et b deux connaissances, RIEN n’assure que ce sont des connaissances vraies. Rien dans la vie, et rien dans son exposé, puisqu’il appelle a et b des connaissances, et non des connaissances vraies, simplement parce que ça affaiblirait grandement son théorème déjà bidon, et parce que c’est ingérable dans un formalisme qui se veut simplificateur. Ensuite, il dit que l’on ne perd pas une connaissance que l’on partage, puis il parle du fait que deux connaissances dans une personne c’est mieux que dans 2 sérparées… Quel rapport ???? Ici ça s’écrirait 2(K(a+b)) > K(a) + K(b), ou si une seule personne partage sa connaissances, K(a+b)+K(b) ou K(a+b) + K(a) > K(a) + K(b) si on se trouve dans un contexte où y a partage de connaissance. Du coup, c’est trivial, pas besoin d’économie de la connaissance pour dire ça. Mais de toute manière, c’est du pipo, on sait pas tellement qui a quelle connaissance, et un SDF aura pas grande utilité pratique et théorique d’une preuve de formule de théorie des nombres tout comme un mathématicien spécialiste de la théorie des nombres n’aura pas grande utilité de savoir où se placer pour faire plus de fric le mardi à 10h dans le Vieux Nice…. donc vaut mieux que chacun ait sa connaissance respective ici pour la faire fructifier et la transformer éventuellement en d’autres connaissances (le SDF en vivant mieux et donc en étant en meilleure santé mentale, le matheux en avançant ses recherches).

      Maintenant sa théorie avec le flux d’connaissances qui serait du temps fois de l’attention…. C’est un modèle extrêmement réducteur qui ne repose sur aucune expérience (jai cherché dans ses articles) et sur aucune donnée empirique. C’est bien beau de sortir des formules, mais si elles ne renvoient à aucune réalité empirique et expérimentale, bah c’est juste de la [censuré]. Si PV=nRT ne donnait pas des résultats satisfaisants dans le cas des gaz parfaits, on l’utiliserait pas. Alors là, il veut se servir de sa formule pour faire croire aux chômeurs qui vont le voir que dans son modèle ils sont plus riches que Bill Gates. Sauf que c’est de la [censuré]. Pour s’approprier une connaissance, faut pas juste du temps et de l’attention, faut déjà l’accès à l’information (qui n’est pas égalitaire, l’info est un bien de consommation aujourd’hui, tout le monde ne sait pas Où ELLE SE TROUVE etc), et surtout, tout l’monde n’a pas les capacités intellectuelles à un instant T d’autant plus de s’approprier toutes les connaissances. Il a fallu 5 ans à des experts en théorie des nombres pour lire et comprendre la preuve d’un mec récemment sur une formule importante. Même en 15 ans, sans accès à des études suppérieures en maths, ça serait probablement impossible à la majorité des personnes.

      Enfin il fait croire que l’économie de la Silicon Valley repose uniquement sur des flux de connaissances… T’iras dire ça aux asiatiques qui font nos iPhones et PC, qu’ils peuvent arrêter, qu’ils ont pas besoin, et pareil aux africains qui s’entretuent pour le contrôle des mines pour vendre les matériaux pour les smartphones.

      Bref, l’enfumage n’a pas lieu que sur son CV, ses exposés sont à son image. Le gaz dans l’emballage des chips sert à éviter qu’elles s’écrasent. Ici, c’est juste pour donner une fausse impression de matière.

      J’espère avoir répondu à ta question, si t’as besoin de précisions n’hésite pas.

      1. Merci pour cette réponse, mais attention à sa longueur. Normalement, les commentaires ne peuvent excéder 100-150 mots, celui-ci en fait 900 !

        C’est pourtant expliqué dans la charte (point 4) https://passeur-eco.com/charte-des-commentaires/

        Pour cette fois-ci ça passe, mais la prochaine fois je serai obligé de dépublier le commentaire.

        Attention également à l’usage de termes grossiers, je comprends l’énervement que peux susciter l’individu et/ou ses méthodes mais c’est important de pouvoir rester lisible par tous.

    3. Tarek, sur la question de savoir s’il raconte des sottises: https://youtu.be/5xG8vON2ngk

      Sa dichotomie entre économie basée sur des ressources physiques limitées et une économie basée sur la connaissance (illimitée) est archi bancale. Depuis toujours, quand des gens font quelque chose, qu’ils utilisent des ressources physiques rares avec lesquelles ils fabriquent disons des arcs pour chasser ou les produits high tech d’aujourd’hui, il faut bien qu’ils aient des idées en tête, des “recettes” ou “technologies”. Une économie, même la plus primitive imaginable, est toujours une “économie de la connaissance”.
      Par ailleurs, vous pouvez avoir toutes les idées et multiplier les connaissances à l’infini, leur application dans des actes concrets consiste toujours à utiliser des ressources rares. Il n’y a pas d’économie des connaissance sans utilisation de ressources rares, a fortiori de “matières premières”. En fait il n’y a pas à proprement parler d’économie sans ressources rares. C’est précisément du fait de la rareté qu’il y a des choix à faire et qu’on parle “d’économie” en premier lieu.

  3. De toutes façons même si tu disais avoir fait une “licence d’économie et sociologie à TSE” ça serait cramé directe, ça ne fait pas partie des licences proposées par cette école et même l’intitulé est légèrement différent haha

    Soyons sérieux, dommage que ça soit pas aussi simple de remarquer des erreurs de ce genre dans des cv pareils … C’est très facile de berner les gens du moment qu’ils ne connaissent pas le sujet et si tu avais fais ça, présenté le cv exagéré à la place de l’actuel, ça passerait très facilement, vu qu’on ne sait pas certaines choses que tu connais parfaitement (comme le BETA et le CNRS, j’étais pas au courant, mais ça se comprend). Et sinon, je suis pas d’accord sur le fait de se vendre via le cv. Enfin, si, c’est le but, mais même pour un job, mentir comme ça face à quelqu’un qui s’y connait un minimum, c’est pas glorieux, j’embaucherais pas une personne qui me ment, ou plutôt enjolive énormément la vérité …

  4. A partir du moment où le mec dit avoir 3 doctorats dans des domaines totalement différents ça laisse un très lourd doute sur la qualité de son travail… Avoir un double doctorat dans des domaines connexes, pourquoi pas (ça ne doit pas être courant quand même), mais à moins de 30 ans être docteur en neuroscience, en littérature et un stratégie internationale je ne comprend pas que les médias ne sentent pas venir l’arnaque a plein nez.

    La capacité à tomber dans le panneau des journalistes me rappel cet article sur Madof : http://freakonometrics.hypotheses.org/48687

    Les signaux d’alarme sont évident, mais pourtant peu de gens sont capables d’y réagir ex ante…

  5. Bonjour,

    Je me suis rendue compte également d’un gonflement spécieux et plutôt idiot.

    Je regardais l’horaire de conférence de M. Aberkane qui annonçait une conférence à l’EPFL à Lausanne, qui est l’une de nos deux écoles polytechniques fédérales (avec celle de Zurich) et qui jouit d’un certain prestige ici en Suisse. En réalité, c’était la Haute Ecole Economique de Lausanne en Internef, donc à deux jets de pierre de l’EPFL mais n’en faisant strictement pas partie. Le lieu, après avoir été annoncé des semaines à l’EPFL a été corrigé… après la conférence. Sur le moment je n’ai pas pensé à mal, j’avoue.

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