[Grand Format] Qu’est-ce qu’un doctorat ? Et une thèse ?Temps de lecture ≈ 7 min.

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Il y a quelques jours, j’ai publié un article pour me présenter. J’y explique que je suis en train d’achever mon doctorat d’économie à l’Université de Strasbourg et à l’Université de Lorraine. Si vous êtes vous-même doctorant et/ou titulaire d’un doctorat, vous devriez voir à peu près ce que je fais dans ma vie. Mais pour le reste d’entre vous, certainement la majorité d’ailleurs, ce qu’est exactement “le doctorat” n’est pas forcément très évident. Laissez-moi vous en dire quelques mots.

Le plus haut diplôme au monde

Avant toute chose, il faut bien avoir en tête deux choses :

  • Le doctorat est un diplôme de portée internationale, il n’est pas spécifique à la France et est reconnu quasiment partout (donc une fois mon doctorat en poche, je peux le faire valoir dans n’importe quel pays sans trop de difficultés)
  • Dans tous les pays du monde (y compris en France), le doctorat est le diplôme le plus élevé qu’il est possible d’obtenir lors d’un cursus universitaire

Dans les pays anglo-saxons, le doctorat s’appelle “PhD”. L’usage de ce terme se répand de plus en plus. Il est d’ailleurs possible (et relativement usuel) de le mentionner sous la forme “Olivier Simard-Casanova, PhD”. La reconnaissance sociale du doctorat est encore plus intense en Allemagne, où il est même possible de faire apparaître le titre de “Dr.” sur ses papiers d’identités !

En France, le doctorat confère à celui qui l’obtient le titre de “docteur”, et ce quelque soit la discipline du doctorat. Contrairement à l’usage, les “docteurs” ne sont donc pas nécessairement “docteurs en médecine”.

À ce propos, et sans dénigrer la difficulté de son obtention, il faut d’ailleurs noter que le doctorat de médecine se rapproche plus, dans sa forme, d’un mémoire que d’une véritable thèse. Ça n’est pas un “vrai” doctorat au sens classique du terme – aux États-Unis, on désigne d’ailleurs les médecins par MD et non par PhD (sauf lorsqu’ils ont bien sûr un PhD !).

Alors qu’est-ce donc, un “vrai” doctorat ?

Pour un doctorat classique (donc hors médecine et disciplines apparentées), l’objectif est pour la personne qui l’entreprend de se former par la pratique au travail de chercheur. On attend donc d’un doctorant (l’étudiant en doctorat) qu’il rédige des articles scientifiques, dont la destinée est d’être publiés dans des revues scientifiques. Le tout entrant dans le cadre d’un document plus large que l’on appelle… “thèse”. Si l’on voulait être très schématique, on pourrait résumer l’activité du doctorat à la rédaction de la thèse – mais une fois encore, c’est vraiment schématique…

Mon bureau en 2012 au Bureau d'Économie Théorique et Appliquée (BETA), mon laboratoire
Mon bureau en 2012 au Bureau d’Économie Théorique et Appliquée (BETA), mon laboratoire

Dans le détail, le doctorat dure en général entre trois et quatre ans (selon les domaines – c’est plutôt quatre en économie, trois en biologie par exemple). Dans de nombreuses disciplines (y compris en économie), le doctorant est habituellement salarié par l’université où il réalise son doctorat ; il a donc un statut hybride d’étudiant et de salarié. Par exemple, je suis inscrit comme doctorant à l’Université de Strasbourg – j’ai donc une carte étudiant de cette université. Et je suis salarié (en CDD) de l’Université de Lorraine – j’ai donc une carte professionnelle de cette dernière (où il y a d’ailleurs une erreur puisque je suis considéré comme maître de conférences).

Le doctorant ne travaille pas seul, il est encadré par un ou plusieurs directeurs de thèse, qui sont là pour (théoriquement) le guider dans son travail (je dis bien “théoriquement” car il existe de nombreuses expériences difficiles d’encadrement, aussi bien du point de vue du doctorant que du directeur de thèse). Il est habituellement rattaché au même “laboratoire” (ou centre de recherche) que son directeur. Dans certains cas, le doctorant peut aussi s’intégrer à une équipe de recherche plus large, qui peut faire partie de son laboratoire – mais pas nécessairement.

Une fois que la thèse est terminée, le doctorant fait une soutenance devant un jury, composé de son directeur et d’autres chercheurs expérimentés – entre trois et six, en général. Si le jury considère que la thèse est suffisamment bonne, alors le doctorant obtient le grade de docteur (et offre ensuite un coup à boire à tout son laboratoire !).

“Le travail de chercheur”, à quoi ça sert ?

Dans un certain nombre de pays mais surtout en France, les doctorants sont souvent perçus comme d’éternels étudiants ne sachant pas quoi faire de leur vie. Disons-le, pour certains c’est effectivement le cas, mais attention aux généralisations hâtives.

Le doctorat est un diplôme long et particulièrement difficile. De nombreux guides à destination des étudiants de Master réfléchissant à cette voie préviennent de cette difficulté – mais même en en étant conscient, on découvre sur place un niveau de difficulté encore plus élevé que celui qu’on imaginait. Le burnout est d’ailleurs (et assez tristement) très fréquent chez les doctorants – j’en ai moi-même un à mon actif…

Un autre cliché qui circule sur les docteurs est le fait qu’ils seraient des “rats de laboratoire”, spécialistes d’un domaine très précis – et uniquement de cela. Bien évidemment, sur le domaine très pointu de la thèse, le docteur est un spécialiste incontestable. Mais il ne faut pas oublier les autres compétences apprises pendant le doctorat : gestion de projet, passage constant du spécifique au général, travail en équipe, capacités de réseautage pendant les conférences, apprentissage de l’humilité sans forcément tout remettre en question (la thèse c’est 90% d’échec…), gestion d’un budget, ténacité… Ces compétences-là sont, d’une certaine manière, exploitables par tout le monde et dans tous les contextes – et c’est pour cette raison que les docteurs, dans les pays étrangers, ont souvent accès aux postes à responsabilité. Le doctorat est tout sauf une période de trois à quatre ans passée à se tourner les pouces ou à ne rien apprendre. C’est une vraie expérience de vie, difficile et exigeante, où l’on apprend énormément sur soi-même et sur les autres.

En France, toutefois, le doctorat est encore peu reconnu, à la fois parce qu’il est relativement méconnu et du fait de la concurrence réelle ou perçue entre les docteurs et les élèves issus des grandes écoles.

Faire de la “recherche scientifique”, en économie ?

Avant tout, le travail d’un doctorant consiste donc en l’achèvement d’un travail de recherche. En physique, chimie, biologie, on voit bien de quoi il peut s’agit, mais peut-on vraiment faire de la recherche en économie ? En sociologie ? En littérature ? Cette idée a-t-elle même un sens ? La réponse est oui !

J’ai prévu de rédiger un article spécifiquement sur le thème de la recherche scientifique en économie, mais pour le dire simplement : pourquoi serait-il impossible d’étudier les comportements humains ou des ouvrages en appliquant les principes de la méthode scientifique ? Qu’est-ce qui, fondamentalement, nous en empêche ? Et répondre que nous ne serions pas “objectifs” parce que nous faisons partie de l’objet que l’on étudie n’est pas un argument – car si l’on étudie les lois de la physique, n’y sommes nous pas également soumis ?

J’espère que par cet article, vous en saurez un peu plus sur ce qu’est le doctorat. Je pense qu’il est important que les chercheurs parlent simplement de ce qu’ils font “au reste d’entre nous”, ne serait-ce que parce que pour l’essentiel, nos travaux sont financés par vos impôts et cela nous rend d’une certaine façon “comptables” de ce que nous faisons.

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux (ou partout où il vous semblera pertinent de le faire, je ne suis pas sectaire !). Et si vous avez encore des questions sur ce qu’est le doctorat, ou des remarques, les commentaires sont là pour ça !

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10 réponses sur “[Grand Format] Qu’est-ce qu’un doctorat ? Et une thèse ?Temps de lecture ≈ 7 min.

  1. Je tiens à faire remarquer que cette concurrence entre les ingénieurs et les docteurs tend à disparaître. Déjà les ingénieurs sont en concurrence avec les masters (deux diplômes à bac +5), ensuite le doctorat està vocation majoritairement tournée vers la recherche (et non pas l’industrie, cible des ingénieurs). Enfin, et c’est mon cas, beaucoup d’ingénieurs décident de faire une thèse afin de se spécialiser mais aussi de renforcer leurs compétences dans tout ce que vous avez souligné : gestion de projet, management, … . Et en industrie, le doctorat est souvent la clef pour obtenir des postes de chef d’équipe !
    Un dernier point : la précarité du doctorant ! Outre ce statut d’éternel étudiant, il faut aussi prendre en compte les salaires très bas, lorsqu’il y en a ! La plupart ne sont même pas financés, ou très peu , ce qui nous oblige quasiment tous à prendre un second job à côté ! Alors le mépris / l’incompréhension de nos proches, les difficultés financières, l’isolement social à cause du rythme de travail, les échecs … Tout ça s’ajoute aux difficultés techniques du doctorat !

    1. Bonjour Élodie, et merci pour votre commentaire 🙂

      Bien d’accord sur le fait que la concurrence entre ingénieurs et docteurs s’estompe (lentement), toutefois je parlais des grandes écoles en général, pas uniquement des écoles d’ingénieur. Il y a encore et toujours une “prime” pour les étudiants issus des plus prestigieuses grandes écoles, et cette prime fait qu’il est difficile pour les docteurs d’occuper certains jobs disons “à responsabilité”. J’ai cet exemple en tête d’un docteur en philosophie aux USA qui a été embauché dans une grande compagnie d’assurance – pas pour ses qualités de chercheur, bien évidemment, mais pour son profil. L’équivalent en France me paraît virtuellement impossible, notamment pour les docteurs en SHS (sciences humaines et sociales). J’explique en partie cela par des effets de réseau, qui rendent la dynamique très inertielle (les personnes ayant fait telle grande école ayant tendance à recruter des diplômés de cette même grande école).

      Quant à la précarité, je pense qu’elle découle (comme vous l’indiquez) de ce qui arrive aux doctorants non financés. Il y a une volonté globale d’en réduire le nombre (par exemple dans certaines écoles doctorales en économie c’est devenu très compliqué de s’inscrire en doctorat sans contrat doctoral ou équivalent), car le taux d’abandon est très élevé (plus de 50%, de mémoire). Car si vous avez un contrat doctoral, même sans enseignement, le salaire proposé (~1300€/mois) est vraiment confortable, et plutôt dans la moyenne disons haute de ce qui se pratique en Europe. En Allemagne, c’est souvent une rémunération inférieure à 1000€/mois. Sans compter que ce contrat étant passé entre l’université et le doctorant (et non entre le directeur de thèse et le doctorant), cela “rééquilibre” un peu le jeu de pouvoir avec le directeur de thèse en faveur du doctorant.

      Cela n’enlève toutefois rien à la difficulté de la tâche du doctorat, bien au contraire !

    1. Je n’ai pas mentionné l’HDR parce que 1) ça n’est pas un diplôme acquis après une formation initiale 2) tous les pays du monde n’ont pas quelque chose d’équivalent 3) expliquer tout ça en moins d’une phrase aurait été difficile et assez peu informatif pour la majorité des lecteurs 4) je compte parler dans un futur article du déroulé de carrière des enseignants-chercheurs en France.

  2. Il faut surtout insister sur la nécessité de considérer sa thèse comme une véritable expérience professionnelle. La thèse fait souvent oublier qu’il y a l’après thèse! Autrement dit, il s’agit pour le doctorant de se constituer une véritable identité professionnelle en dehors de sa thèse et envisager la transférabilité de ses compétences notamment dans le privé. Savez-vous que seulement 30% des docteurs en moyenne et selon les disciplines décrochent un poste d’enseignant chercheur? C’est une réalité qui n’est pas suffisamment expliquée aux doctorants. Il faut donc préparer l’après-thèse dés la 1ère année en réfléchissant au sens à donner à sa vie professionnelle dont la thèse fait partie et faire son bilan de compétence en début de 3ème année (idéalement fin de 2ème année) Je coache des doctorants depuis 8 ans et je m’aperçois qu’ainsi, au sortir de la thèse; il n’y a plus de problème d’employabilité. Un doctorant avertit vaut mieux qu’un docteur au chômage ou obligé de se reconvertir dans une voie non choisie à défaut de mieux. Nathalie Camus – Coach professionnel

    1. Vous avez absolument raison ! En tant que doctorant en fin de thèse, je suis sensibilisé à ces questions – mais je remarque qu’il y a encore un sacré boulot à faire au niveau de certaines institutions, et de certains chercheurs…

      Par cet article je voulais surtout expliquer à quelqu’un qui ne connait pas le système universitaire ce qu’est réellement un doctorat. Toutefois, je compte explorer cette question de l’employabilité des docteurs et de cet “après thèse” dont vous parlez dans une future publication.

      Merci pour votre commentaire !

  3. Merci pour cet article ! Je suis bientôt docteur en biologie moléculaire, après 4 ans de thèse. Autour de moi, pas mal de doctorants ont des contrats de 3 ans et demi à 4 ans ! La thèse en 3 ans est plutôt l’exception. Après, ça dépend des possibilités de financement bien sûr mais aussi de la “mentalité” du labo. Pour certains DR, il paraît plus valorisant de faire soutenir en 3 ans. J’imagine qu’ils perçoivent la 4ème année comme une roue de secours dont ils aiment se passer.
    Ça sort légèrement du message de ce post mais je voulais aussi évoquer les roulements de tambour master spécialisés pour les docteurs ! Ça m’a paru fou, au début. Le but est d’acquérir une double compétence plus officielle que les compétences transversales acquises au cours de la thèse. Je trouve dommage d’en arriver là, tant au niveau du nom nombre d’années d’études que d’estimer devoir encore se farcir une année de “master” après la thèse, pour une somme qui peut atteindre 5000 euros. Je trouve que ça va trop loin…
    Bref, bon article !

    1. Merci Delphine pour votre commentaire – et ces précisons !

      Pour rebondir sur la question de ces masters spécialisés, je ne peux que partager votre point de vue (même si certains sont d’un bon niveau). Dans un registre un peu différent, j’ai considéré l’option de l’ENA après mon doctorat (cette dernière étant désormais accessible aux docteurs), mais j’ai abandonné l’idée. Trop compliqué à atteindre, et l’idée de me retaper deux ans d’études après un bac +8, merci mais non merci… Et je crains aussi le choc culturel monstrueux. C’est toutefois dommage car les jurys d’admission se plaignent du formatage des candidats, mais dans le même temps on décourage ceux qui ont un profil un peu différent d’y accéder. Je trouve ça un peu triste pour le pays…

      Dans tous les cas, content que l’article vous ait plu !

  4. Bonjour,
     avec du retard, je souhaiterai réagir sur certains commentaires concernant l’employabilité des jeunes docteurs qui ont été fait par Camus.
    1 – “sur la nécessité de considérer sa thèse comme une véritable expérience professionnelle”
     Si vous voulez travailler dans la recherche industrielle, cette démarche est à proscrire.  Elle n’est bonne que pour satisfaire votre conseiller pôle emploi.
     Soyez réaliste. Vous avez très certainement fait votre thèse dans un laboratoire universitaire et vous postulez pour un poste dans l’industrie: à quoi bon essayez de faire croire que votre travail de thèse ressemble à du management de projet industriel?
    Eviter le “bullshit”.  Un recruteur industriel sait qu’un jeune docteur n’a pas d’expérience professionnelle et ce n’est pas un problème.
     Quand un industriel embauche un jeune docteur c’est qu’il a d’abord besoin d’une compétence scientifique dans un domaine précis. Sinon il embauche un ingénieur. Le plus important dans votre cv est donc votre sujet de thèse.  S’il ne correspond pas au domaine recherché, le recruteur passera au cv suivant, qu’importe le contenu de votre lettre de présentation et du reste de votre cv d’ailleurs. Si votre domaine d’expertise correspond à sa recherche, il regardera ensuite le nom de l’université.  Si là aussi il est satisfait, il mettra votre cv de côté et continuera son premier tri.
     C’est donc l’adéquation entre votre expertise scientifique et l’expertise recherchée qui est  la condition nécessaire pour passer le premier filtre, mais non suffisante pour se faire embaucher. Il y a ensuite tout le reste (soft skills, aptitude au management, etc.)
    Apprenez à parlez du contexte dans lequel vous pouvez utiliser les connaissances acquises pendant votre thèse, plutôt que d’essayer de faire du blabla autour d’une soi-disant expérience professionnelle.  
      
    2 – ” bilan de compétence”
    Malheureusement, un bilan de compétences pendant la thèse est déjà trop tard pour beaucoup d’étudiants puisque ce qui conditionne l’employabilité c’est la nature du sujet de thèse. Il faut donc, avant de se lancer dans des études doctorales, essayer de se projeter en ce demandant: si je choisis ce sujet de thèse quelles sont les chances objectives de trouver un emploi par la suite?
    Si vous êtes thésard(e), demandez à faire des intervention devant des étudiants de Master pour les sensibiliser à se projet. Ils se senteront plus concernés si l’information vient d’un(e) étudiant(e) plutot qu’un professeur ou d’un conseiller d’orientation.
    Par exemple, travailler sur la synthèse d’une marco molécule, vous ouvrira plus de portes que de devenir un expert de la transition de spin entre deux états quantique dans un méta matériaux sous forte pression extérieure.
     
    Voilà, j’espère que cette remarque, qui est aussi ouverte à toutes critiques, sera utile. Pour ma part, j’ai passé une thèse de doctorat scientifique il y a 17 ans et j’ai travaillé dans des centres R&D industriels de multi nationales en Amériques du nord et en Asie avant de devenir entrepreneur et enseignants. J’ai donc passé des entretiens et fait passé moi même de nombreux entretiens d’embauche.
    Merci

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire. Sans être en désaccord avec son contenu, je pense qu’il ne concerne qu’une toute petite partie des doctorants : ceux dont le sujet de thèse peut leur permettre ensuite de trouver du travail en lien avec ce même sujet de thèse. Pour l’immense majorité, toutefois, personne ne les recrutera du fait de leur sujet de thèse, principalement parce qu’ils n’ont pas vocation à travailler dans la recherche (industrielle ou autre). C’est à mon sens très important d’avoir en tête ce point, car le doctorat forme à bien d’autres choses qu’à des compétences scientifiques pures (j’en sais quelque chose). Donc plutôt d’accord avec vos arguments, mais en précisant bien qu’ils ne s’appliquent qu’à une toute petite partie des doctorants.

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